Partout sur la planète
La source numéro un de pollution aux microplastiques dans la baie de San Francisco est aujourd’hui connue. Il s’agit de particules de plastique liées à l’usure des pneus, selon une campagne scientifique menée pendant 3 ans par le San Francisco Estuary Institute et 5 Gyres Institute et publiée octobre 2019. Les débris de pneus contribuent près de 300 fois plus à la pollution des eaux par les microplastiques que les vêtements ou les produits cosmétiques. Le trafic routier mondial génère annuellement près de 3 millions de tonnes de particules de pneus et 175 000 tonnes de particules de freins, d’après une étude du Norwegian Institute for Air Research publiée en juillet 2020.


Chaque pneu émet 4 kg de particules pendant sa vie
La première source de pollution plastique dans le Léman
La première source de pollution plastique dans le Léman Entre 2018 et 2024, la quantité de plastique dans le Léman a doublé (50 à 100 tonnes), menaçant la santé humaine et la biodiversité. 33% viennent de l’abrasion des pneus, soit la première source de pollution plastique du lac, dont dépendent 65% des habitants du bassin lémanique pour leur eau potable. L'étude "Léman Plastic Action" a été réalisée par l'Association de Sauvegarde du Léman, une organisation Franco-Suisse.

Une pollution généralisée à Annecy
Des analyses exploratoires, commandées par l’équipe de journalistes d’investigation de France 5 qui avait révélé le scandale des PFAS en 2022, ont été réalisées par des laboratoires spécialisés en Norvège et en Suisse, pour un documentaire à paraître. Elles révèlent que des microparticules et des molécules chimiques entrant dans la composition des pneus sont présentes dans tous les échantillons d’eau et de sédiments puisés dans le lac d’Annecy, réputé le plus pur d’Europe, ainsi que dans l’air, les urines de volontaires et, dans une moindre mesure, l’eau potable.
