Enseignements clés de l'étude
- Dans la vallée de l'Arve, 93 décès par an sont causés par les particules PM2,5 et 40 décès par an par le dioxyde d'azote. La précédente étude de 2017 estimait que 85 décès par an étaient imputables à la pollution de l'air dans la vallée.
- La pollution chronique du Grand Annecy est plus meurtrière que celle, plus spectaculaire et plus médiatisée, de la vallée de l'Arve, en nombre de décès comme en taux de mortalité.
- La Haute-Savoie gravement touchée. 400 personnes décèdent chaque année dans le département à cause de la pollution aux particules PM2,5 et près de 200 personnes à cause de la pollution au dioxyde d'azote.
- La Haute-Savoie est dans le trio de tête des départements les plus touchés de la région Auvergne Rhône-Alpes, avec le Rhône et l'Isère.
- À l'échelle régionale, 4.300 décès par an sont attribuables à la pollution chronique aux particules PM2,5 et 2.000 décès par an au dioxyde d'azote, le traceur de la pollution routière.
L'impact sanitaire évalué au niveau régional
Zoom sur la Haute-Savoie
La situation en réalité plus toxique à Annecy que dans la vallée de l'Arve
Niveaux de pollution
Des actions doivent être mises en place
Santé Publique France rappelle que “ces résultats justifient la mise en place d’actions visant à réduire durablement la pollution de fond concernant toutes les sources de polluants (transports, logements, industries, agriculture...)”.
Ces interventions induiront “de nombreux co-bénéfices sanitaires et sociaux, particulièrement concernant les politiques visant à réduire la place de la voiture, à promouvoir les modes de transport actif et à développer un urbanisme favorable à la santé”.
Des gains sanitaires sont possibles avec l'augmentation de l’activité physique et la réduction du bruit également. La lutte contre la pollution de l'air limitera aussi les émissions de gaz à effet de serre, dont les effets sur le climat ont déjà de fortes répercussions sur la santé.


