Les nouvelles valeurs de l'OMS

L'organisation mondiale de la santé (OMS) a révisé ses recommandations concernant la qualité de l'air, le 22 septembre 2021, afin de mieux protéger la santé.

Face aux preuves irréfutables examinées, l'OMS a revu ses seuils à la baisse pour la plupart des polluants. Ainsi:
  • La valeur guide annuelle pour les particules fines PM2,5 est divisée par 2 (elle passe de 10 à 5 µg/m3). À noter que la valeur réglementaire européenne est 5 fois plus élevée (25 µg)
  • Celle du dioxyde d'azote (NO2) est divisée par 4 (elle passe de 40 à 10 µg).
  • Une valeur guide voit le jour pour l'ozone O3.
Au-delà de ces seuils, la pollution de l’air fait peser d’importants risques sur la santé. Elle est responsable de 7 à 8 millions de décès par an à l’échelle mondiale.

En France, 40.000 à 100.000 personnes (selon les études) perdent la vie chaque année en raison de la pollution de l'air aux particules PM2,5. Il s'agit donc d'une pandémie invisible, qui touche notre pays année après année sans que des plans d'action suffisamment efficaces ne soient mis en place.

80% des décès pourraient être évités si les seuils de l'OMS étaient respectés

La pollution de l’air peut entraver le développement pulmonaire de l'enfant, aggraver l’asthme et provoquer des infections respiratoires. Chez l’adulte, elle entraîne des troubles cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux, et est liée au diabète de type 2 et aux maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Plus l’exposition à la pollution atmosphérique est importante, plus les conséquences sur la santé sont grandes, en particulier chez les personnes atteintes de maladies chroniques (comme l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les cardiopathies), ainsi que chez les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes.

En 2019, 99% de la population mondiale vivaient dans des endroits où les seuils préconisés par l’OMS n’étaient pas respectés.

Et les autres polluants?

L'OMS propose des actions afin de mieux surveiller, chiffrer et réduire l'impact de certaines particules sur la santé: le carbone suie, les particules ultrafines et les poussières de déserts. À ce stade les informations et études ne sont pas encore assez nombreuses et robustes pour pouvoir proposer des valeurs guides.

Pour l'OMS, le lien est établi entre la qualité de l'air et le climat. En effet, certains polluants atmosphériques (le carbone suie et l’ozone en particulier), contribuent au changement climatique.

La réduction de l'utilisation des combustibles fossiles et de biomasse ferait baisser les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les concentrations des polluants. Une action gagnant-gagnant pour le climat comme pour la qualité de l'air.

Tous exposés en Haute-Savoie

99% des haut-savoyards sont exposés à des niveaux de particules PM2,5 supérieurs aux valeurs guide de l’OMS, d'après Atmo Auvergne Rhône-Alpes. 97% pour le dioxyde d’azote NO2.

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