Pollution de l'air : des mesures d'urgence ici aussi

Lors du pic de pollution de la mi-mars, des mesures d’urgence ont été mises en place à Paris pour éviter une remontée du pic de pollution de l’air. Ces mesures cherchaient à favoriser l’utilisation des transports en commun et du covoiturage. La circulation a été alternée le 17 mars, sauf pour les voitures avec au moins 3 personnes à bord, ou les véhicules hybrides et électriques. Les poids lourds ont aussi été interdits à la circulation, à l'exception des véhicules d'urgence et des véhicules d’approvisionnement en alimentation, des bus et des taxis.

La Haute-Savoie a également connu un pic de pollution à la mi-mars, mais aucune mesure d’urgence n’a été mise en application. L’interdiction temporaire de circulation des poids lourds les plus polluants serait pourtant tout à fait envisageable dans ce type de situation et est d’ailleurs inscrite dans le Plan de Protection de l'Atmosphère de la vallée de l’Arve. La santé des haut-savoyards, tout autant que celle des parisiens, mérite d'être protégée.

Au delà des dispositifs d'urgence, des mesures doivent bien sûr être mises en place pour réduire, toute l’année, les émissions de pollution de façon pérenne et rapide car l’exposition chronique à la pollution atmosphérique est aussi dangereuse pour la santé que les pics de pollution, visibles et médiatisés.


Les transporteurs ont su faire preuve de civisme

A Paris, environ un camion sur deux n'a pas eu accès à la capitale le 17 mars, mais aucune action de contestation n'a été à déplorer. Les transporteurs ont accepté cette mesure d'urgence et fait preuve de civisme, afin de contribuer à la réduction de la pollution de l'air. En Haute-Savoie, le Préfet, le Sous-Préfet et les Députés sont paralysés par la peur de la réaction des transporteurs en cas d'application de mesures de restriction de la circulation des poids lourds les plus polluants. Cette peur justifie sans doute en partie leur inaction. Suite à l'expérience positive de Paris, pourquoi penser que les transporteurs ne sauraient pas faire preuve de compréhension en Haute-Savoie également ?

Voir le communiqué de presse associatif