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impact DES POLLUANTS sur la santé

Les particules (PM10, PM2,5)

Poussières très fines, qui pénètrent au plus profond de notre système respiratoire, puis dans la circulation sanguine. Les particules les plus fines transportent d’autres polluants dans notre organisme, dont des composants cancérigènes ou toxiques (métaux lourds, HAP etc). Le chauffage au bois, les transports et l’industrie sont émetteurs de particules.

Conséquences sur la santé

  • Maladies pulmonaires : bronchite chronique, asthme, cancer du poumon….
  • Infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux (AVC).

De nombreuses études ont établi un lien entre la mortalité et le taux de particules dans l’air. Une diminution de 10μg/m3 de particules PM2,5 dans l’air augmente l’espérance de vie de 5 à 9 mois.

Un nombre élevé de décès dus à la pollution aux particules :

Le dioxyde d'azote (NO2)

Gaz toxique à l'odeur âcre, que l’on sent dans les rues polluées. Les moteurs diesel comptent parmi les premiers émetteurs de ce gaz.

Conséquences sur la santé

  • Accroissement du risque de bronchite aiguë.
  • Toux et glaires, en particulier chez les enfants.
  • Réduction de la fonction pulmonaire.
  • Augmentation des réactions allergiques aux pollens.
  • Augmentation du risque de cancer du poumons.

Ce sont les asthmatiques et les enfants qui sont les plus vulnérables à l’exposition au NO2.

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Composés produits par une combustion incomplète des énergies fossiles et des matières organiques et qui montrent une forte toxicité. Le benzo(a)pyrène (BaP) est un des HAP les plus toxiques. Il est reconnu comme cancérigène. On le retrouve dans les émissions du chauffage au bois, dans les gaz d'échappement des moteur diesel, mais surtout dans les émissions industrielles.

Conséquences sur la santé

  • Absorbés par les poumons, l’intestin et la peau, les HAP sont cancerigènes.

Le diesel : un poison

En 2012, l’OMS a classé les émissions des moteurs diesel comme « cancérigène certain ».

L’impact de la pollution de l’air localement

La qualité de l’air dans la vallée de l’Arve est similaire à celle des grandes villes de la région Rhône-Alpes. Chaque année, 60 à 80 décès prématurés sont à déplorer dans la vallée de l'Arve (155.000 habitants), en lien avec la pollution de l'air.

La Cellule de l’Institut de veille sanitaire en Région Rhône-Alpes (InVS) recommande donc :
« Pour protéger la santé des populations, il convient de réduire globalement les niveaux de pollution sur la vallée, toute l’année et pour l’ensemble des polluants. En effet, la pollution atmosphérique génère des risques sur la santé, même lorsque les normes réglementaires sont respectées et c’est la pollution de fond et non les pics qui contribue majoritairement à l’impact sanitaire ».

Sources: Santé Publique France, Ministère de l’Ecologie, Clean Air for Europe, Association santé environnement France, International Association for Research on Cancer, OMS, dossier du PPA de la vallée de l’Arve