Historique

Environn’MontBlanc est une association créée depuis 1996, pour le respect de l’environnement, de la santé et l’amélioration de la qualité de la vie, notamment face aux nuisances sonores et à la pollution de l’air engendrées par la route d’accès au tunnel du Mont-Blanc.

L’association Environn’MontBlanc a été créée, à l'origine sous le nom de CPVH,  afin de combattre un projet d’aménagement routier gigantesque sur la Route Blanche, à l’entrée des Houches. Grâce à la mobilisation des fondateurs de l’association, ce combat a été gagné et l’échangeur aérien démesuré n’a jamais vu le jour. C’est une trémie couverte qui a été construite et le secteur a retrouvé verdure et sécurité. La cicatrice de la route d’accès au tunnel du Mont-Blanc est un peu moins visible sur quelques centaines de mètres, mais le bruit et la pollution de l’air restent présents.

Forte de cette victoire, l’association décida de poursuivre son engagement pour l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des nuisances sonores du trafic routier, en partenariat avec d’autres associations, afin de demander une autre politique des transports que celle du tout-routier : un combat de longue haleine face à des forces colossales.

Suite à la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc en 1999, Environn’MontBlanc a participé avec conviction à l’effort collectif pour faire prendre conscience de l’aberration d’un système de transport basé quasi exclusivement sur la route.

Avec l’Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (ARSMB) et de nombreuses associations locales, nationales et internationales, Environn’MontBlanc a « fait sa part » et participé à l’effort qui a conduit à :

  • La collecte de 150.000 signatures (papier à l’époque) contre la réouverture du tunnel aux poids lourds et en faveur d’une autre politique des transports.
  • L’organisation d’un référendum dans la vallée de Chamonix le 19 août 2001, au cours duquel 99% des votants se sont prononcés contre la réouverture du tunnel.
  • De gigantesques manifestations rassemblant 3.000 à 5.000 personnes contre cette réouverture aux poids lourds.
  • Un travail de fond avec des associations nationales (France Nature Environnement) et internationales (Initiative Transport Europe), afin de proposer des alternatives respectueuses de la santé humaine et de la nature, pour le transport des marchandises.

Suite à ces actions très médiatisées, les défenseurs du Mont-Blanc ont réussi à mettre la question de la réouverture du tunnel et du report de la route vers le rail au cœur du débat politique national. En octobre 2001, 70% des français ne souhaitaient pas le retour des camions en transit international au tunnel du Mont-Blanc. Le report vers le rail (ferroutage) était quant à lui plébiscité par 90% des français.

Le 25 juin 2002, suite à une grande journée de manifestation conviviale et pacifique, des gardes mobiles furent soudainement déployés et d’abondants tirs de gaz lacrymogène dispersèrent les derniers manifestants, dans la nuit. La voie était libre pour le retour des poids lourds au tunnel du Mont-Blanc, après 3 années de tranquillité…

Beaucoup d’habitants de la vallée, fortement mobilisés dans ce combat, ont été découragés par cette défaite injuste, alors qu’ils se savaient dans le vrai. Avec beaucoup d’enthousiasme et sans doute de naïveté, ils avaient espéré pouvoir empêcher le retour des « gros bahuts » au coeur de leurs montagnes. Ils s’étaient imaginés en David, vainqueur du colosse Goliath…

Avec le retour des poids lourds, dans des conditions démocratiques totalement bafouées, le rouleau compresseur du tout-routier a gagné la bataille du Mont-Blanc. Mais les citoyens n'ont pas dit leur dernier mot...

Pour Environn’MontBlanc, l’engagement en faveur d’une autre politique des transports se poursuit, avec une implication dans le fond et un travail de proposition, pour imaginer des solutions de transport et de mobilité plus propres, mais réalistes et crédibles, pour les marchandises comme pour les personnes. Depuis 2010, l’association Environn’MontBlanc s’est investie dans le dossier du Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve et voit, dans ce plan, la possibilité d'enfin imposer au tout-puissant secteur des transports des mesures de réduction de ses émissions et une amorce de report vers le rail.